La Foire Aux Questions regroupe les questions les plus fr�quentes sous une
rubrique unique pour vous offrir une vue d�ensemble des diff�rents th�mes
abordes.
Ces m�mes questions apparaissent �galement � l�int�rieur des sous-rubriques
th�mes (ex : les fermes industrielles ).
Questions G�n�rales
1. Quels sont les principes fondamentaux du mouvement pour les Droits de
l�Animal (DA) ?
Le principe fondamental du mouvement pour les Droits de l�Animal (DA) est que
tout �tre vivant non humain a le droit de vivre en accord avec sa nature, sans
�tre victime de maltraitance, d�abus ou d�exploitation et cela ne se limite pas
simplement � dire que l�animal doive vivre dans de bonnes conditions. En effet,
les animaux ont aussi le DROIT d��tre libres de tout acte de cruaut� et
d�exploitation venant des �tres humains, tout comme les �tres humains jouissent
de ce droit. La privation de ce droit aux �tres vivants non humains en fonction
de l�esp�ce porte le nom de discrimination des esp�ces.
Les activistes pour les DA tentent d��tendre le respect et la compassion aux
autres animaux non humains, capables eux aussi de ressentir la douleur, la peur,
la faim, la soif, la solitude et l�affection. Partant de cette id�e, beaucoup
d�entre nous au final ne supportent plus les fermes industrielles, la
vivisection et l�exploitation des animaux pour le divertissement. En m�me temps,
certains points font l�objet de d�bats parmi les d�fenseurs des DA, c�est le cas
par exemple de la question de savoir si certaines exp�riences sur les animaux
peuvent parfois �tre justifi�es, sur quelles crit�res d�terminer les esp�ces
disposant de droits, � quelles occasions les actes de d�sob�issance civile sont
appropri�es, etc�N�anmoins, ces d�saccords n�alt�rent pas pour autant notre
union bas�e sur la compassion et la pr�occupation pour la douleur et la
souffrance des animaux.
L�objectif principal de cette rubrique est de montrer du doigt les
justifications communes de ceux qui abusent et exploitent les animaux de fa�on
syst�matique.
En employant ces �justifications� la soci�t� soulage sa conscience mais la
rubrique FAQ a pour objectif de d�montrer l�invalidit� de ces excuses, et
davantage d�arguments sont d�velopp�s au travers de trois classiques de la
litt�rature traitant du DA :
� The Case for Animal Rights, Tom Regan (ISBN 0-520-05460-1)
� In Defense of Animals, Peter Singer (ISBN 0-06-097044-8)
� Animal Liberation, Peter Singer (ISBN 0-380-71333-0, 2e �dition)
L�importante contribution de Reagan et de Singer fait l�objet d�appr�ciation, et
un grand nombre d�activistes du DA soulignent aussi l�importance du r�le de la
compassion qui est consid�r�e comme le g�n�rateur du mouvement DA. Au lecteur
qui se demande �Pourquoi devrais-je m�y int�resser ? , diff�rentes raisons
peuvent lui �tre apport�es :
� Nous sommes sensibles � la souffrance
� Nous sommes sensibles � la promotion de la compassion chez l�Homme
� Nous sommes sensibles au bien �tre de l�humanit�
� Nous sommes sensibles face � la famine et la malnutrition chez l��tre humain
� Nous sommes sensibles � la pr�servation de l��cosyst�me de notre plan�te
� Nous sommes sensibles � protection des esp�ces animales
� Nous sommes sensibles � la protection du monde sauvage
La relation entre ces sujets et le programme pour le DA peut ne �tre �vident au
premier abord, n�anmoins nous nous effor�ons de le rendre clair et nous vous
encourageons dans vos lectures. �DG
Viendra le jour ou les animaux acqu�ront de ces droits fondamentalement
inali�nables, droits qui leurs ont �t� soustraits par la tyrannie. Jeremy
Bentham, philosophe)
Une vie est une vie, qu�elle soit celle d�un chat, d�un chien ou d�un Homme. Il
n�y a pas de diff�rence entre un chat et un Homme. La volont� de diff�renciation
est une invention de l�Homme � son avantage. ..." --Sri Aurobindo (po�te,
philosophe)
La non-violence conduit � l��thique � son plus haut niveau, ce qui est la
finalit� de l��volution de l�Homme. Et tant que nous continuerons � infliger de
la souffrance � d�autres �tres, nous demeurons � l��tat sauvage. Thomas Edison (inventeur)
Aujourd�hui, les animaux observent les crimes de l�Homme. Demain, les Hommes
comme moi observeront les crimes sur les animaux. L�onard De Vinci (artiste,
scientifique)
VOIR AUSSI : 2-3, 26, 87-91
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2. Droit animal (DA) et protection des animaux (PA)
Les th�ories sur la protection des animaux (PA) reconnaissent que les animaux
ont des int�r�ts, mais que ces int�r�ts peuvent �tre sacrifi�s pour les besoins
de l�Homme. Le droit animal (DA) d�fend l�id�e que les animaux, comme les
humains, disposent de droits qui ne peuvent leur �tre retir�s pour les besoins
d�un autre. Pour le DA, les droits ne sont pas absolus et peuvent arriver � �tre
conflictuels. Les droits des animaux, tout comme ceux des humains, doivent �tre
limit�s. Le droit animal stipule que les animaux ne peuvent �tre utilis�s pour
la consommation, l�habillement, le divertissement ou pour les exp�rimentations,
alors que la protection des animaux accepte ces usages tant qu�ils r�pondent aux
besoins des humains.
Le mouvement pour la protection des animaux (PA) reconna�t la souffrance des
animaux et lutte pour la r�duire en revendiquant simplement des traitements
�humains� et non l�abolition de l�utilisation et de l�exploitation des animaux.
Le mouvement pour le droit animal (DA) va encore plus loin en rejetant
l�exploitation des animaux. Par exemple, un protecteur des animaux se battra
pour que la vache dispose d�un espace suffisant, d�une bonne alimentation, etc�mais
ne sera pas n�cessairement contre l�id�e de tuer et de consommer la viande de
cet animal tant que l��levage et l�abattage se font de fa�on " humaine".
La protection des animaux est repr�sent�e par des organisations comme la Society
for the Prevention of Cruelty to Animals, ou encore la Humane Society.
Cela �tant dit, certains tiennent un discours plus large au sujet du mouvement
DA : les adh�rents de la PA d�fendent bien les droits des animaux, par exemple,
ils sont d�accord sur l�id�e qu�un chien ne doit pas �tre battu. Et derri�re
cette interpr�tation, le DA se place � son avantage comme une large ombrelle
recoupant � la fois les groupes DA et PA. Mais il y a bien une distinction �
faire entre les groupes DA et PA comme il a �t� d�crit dans le premier
paragraphe.
Pour beaucoup, la Lib�ration des Animaux (AL) est synonyme de Droit Animal (voir
en bas). Certains pr�f�rent le terme de �lib�ration� car il rappelle d�autres
mouvements de lib�ration qui ont �t� des succ�s comme la lib�ration des esclaves,
la lib�ration des femmes,...alors que "droit" rencontre souvent des r�sistances
lorsqu�il s�agit de l�appliquer aux �tres non humains. L�expression �lib�ration
des animaux" est devenue populaire apr�s la publication de l�ouvrage de Peter
Singer portant le m�me nom.
L�utilisation du terme �lib�ration� doit se distinguer de son sens litt�ral tel
qu�il est discut� dans la question 88, autrement dit, un partisan de la LA n�est
pas n�cessairement engag� dans des actions de d�sob�issance civile ou dans des
actions ill�gales.
Finalement, notre bon sens nous ouvre les yeux sur la mani�re grossi�re dont le
rapport a �t� pr�sent� (mais qui relate quelques id�es justes), faisant
d�lib�r�ment abstraction des d�bats actuels autour du sens de " Droit Animal ",
" Lib�ration des Animaux " et "Protection Animale ", des d�bats sur l�origine de
ces mouvements ainsi que des d�bats sur les positions actuelles des principaux
penseurs. Pour avoir une id�e de ces d�bats, le texte suivant donne la
description d�une position logique, et pour laquelle il faudra s�attendre � des
attaques sur tous les fronts !
Certains peuvent percevoir une distinction subtile entre les mouvements de LA et
de DA. Le mouvement DA, du moins comme le proposent Regan et ses adh�rents,
revendique l�abolition totale des exp�rimentations sur les animaux. Le LA, comme
le proposent Singer et ses adh�rents, rejette le caract�re absolutiste et d�fend
l�id�e que dans certains cas, les exp�rimentations sont tol�r�es car cela
permettrait aussi de justifier la conduite de ces exp�riences sur des �tres
humains. Cependant, cela ne traduit pas tant une distinction entre les id�es de
la LA et du DA, mais plut�t une diff�rence portant sur la th�orie �thique, �
savoir, la distinction entre l�absolutisme et l�utilitarisme. --DG
Historiquement, les groupes de PA ont tent� d�am�liorer le sort des animaux dans
la soci�t�. Ils ont �t� � l�encontre de l�id�e populaire de l�Occident qui
disait qu�un animal, n�ayant pas d��me, ne peut �tre l�objet de consid�ration
�thique. Le mouvement DA s��tait positionn� comme une alternative abolitionniste
aux adh�rents du PA. A mesure que le mouvement DA prit de l�importance et gagna
en influence, les exploiteurs d�animaux ont �t� pouss�s � r�agir. Probablement
inspir�s par les efforts de Tom Regan quant � la distinction entre DA et PA, les
groupes d�industries qui ont tent� de pr�server le statu quo, ont retenu
l�expression "Protection des Animaux". Du coup, les groupes d�fendant la
vivisection, la chasse, la capture des animaux, l�industrie des animaux et
l�utilisation des animaux pour le divertissement se sont alors identifi�s comme
des adh�rents "PA". Plusieurs groupes d�fendant ces pratiques ont aussi vu le
jour.
Ce cas du double discours tenu par les relations publiques est classique. Les
actions contre les actes de cruaut� envers les animaux ont simplement fait
l�objet d�informations superficielles sans apporter de changement. La propagande
a stigmatis� les d�fenseurs des DA en les qualifiant d�extr�mistes et les PA
sont consid�r�s comme des mod�r�s. Aujourd�hui, la cause de la PA est invoqu�e
par l�industrie des animaux aussi souvent qu�elle l�est par les groupes de PA.
--LJ
VOIR AUSSI : 1, 3, 87-88
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3. Que sont exactement les droits et quels droits peut-on accorder aux
animaux ?
Les droits, moraux ou l�gaux, ont pour but de prot�ger certains int�r�ts de
base. Si j'ai le droit d'�tre libre, cela signifie que ma libert� sera pr�serv�e
et non sacrifi�e simplement parce qu'il sera de l�int�r�t d'un autre d'ignorer
ma libert�. Les animaux ne jouissent pas des MEMES droits que ceux des entres
humains car leurs int�r�ts ne co�ncident pas toujours avec les n�tres, qui
peuvent leur �tre insignifiants. Par exemple, le droit de vote n'a pas de sens
pour un chien, tout comme il n'a pas de sens pour un enfant, et ils ne disposent
donc pas de ce droit. Cependant, les animaux disposent du droit � une
consid�ration �gale de leurs int�r�ts. Par exemple, un chien doit certainement
avoir un int�r�t � ne pas souffrir inutilement. De ce fait, nous nous devons de
prendre en consid�ration cet int�r�t et respecter le droit de l'animal qui est
de ne pas recevoir de mauvais traitements.
Le DA renvoie � l'id�e que les animaux ont le droit � la consid�ration,
consid�ration pour ce qui est directement de leurs int�r�ts, ind�pendamment du
fait qu'ils soient attendrissants, qu'ils soient utiles � l'homme, qu'ils soient
des esp�ces en voie de disparition et m�me du fait que l�Homme ne lui porte
aucun int�r�t du tout. Une personne handicap�e dispose de ses droits quand bien
m�me elle est disgracieuse, inutile � la soci�t�, et inappr�ci�e des autres.
Cela revient � dire que nous n�avons aucun droit sur les animaux, que ce soit
pour la consommation, l'habillement, le divertissement, ou encore pour les
exp�rimentations.
Bien que repr�sentant le fondement m�me de la tradition lib�rale occidentale, le
concept de droit a �t� l�objet de controverses et de confusions au cours de
d�bats sur le droit animal. Une objection commune � l�id�e que les animaux
puissent avoir des droits nous am�ne � remettre en question l�origine de ces
droits :
D�o� viennent ces droits ? Etes-vous en communication avec Dieu qui vous a
parl� de ces droits ? Ces droits sont-ils reconnus par la loi ? Les droits ne
sont-ils pas des propres de l�Homme ?
Il est vrai que le concept de droits doit �tre clairement expliqu�. Il est
vrai aussi que le concept de "droits naturels" est particuli�rement complexe
d�un point de vue philosophique. Et pour aller encore plus loin, nous pouvons
�galement noter cette confusion entre les droits l�gaux et les droits moraux.
La seule fa�on d��viter cette objection est de l�accepter, mais de d�fendre
le fait qu�il est sens� d�accorder des droits aux humains, revient � dire qu�il
ne devrait pas y avoir de difficult�s � accepter que les animaux puissent en
disposer eux aussi. Henry Salt a �crit : "Les animaux inf�rieurs ont-ils des
droits ?" Evidemment, si les Hommes, eux, en ont. C�est le point que j�ai voulu
mettre en avant dans cette pr�face... ". La place de ces propos dans l�ouvrage a
�t� controvers�e. Finalement, la pol�mique concernant les "droits" ne se r�duit
� rien d�autre qu�� un d�bat acad�mique sur des mots, qui ne d�bouche sur aucune
conclusion dans la pratique. Je supposerais donc que les hommes disposent de "droits,"
dans le sens que d�finit Herbert Spencer's; et si jamais un de mes lecteurs fait
objection � l�emploi de ce mot, il est ind�niable que je serais absolument pr�t
� employer un autre terme si celui-ci s�av�re �tre plus appropri�. La question
imm�diate sur laquelle nous devons nous pencher est : si les hommes ont des
droits, les animaux en ont-ils aussi ?
Aussi satisfaisants que ces arguments puissent �tre, nous demeurons incapables
d�apporter une r�ponse au sceptique qui renie l�id�e de droits, m�me pour les
humains. Mais heureusement, nous avons une interpr�tation directe du "droit", il
s�agit de l�id�e qu�un droit" est le revers d�un imp�ratif moral. Si d�un point
de vue �thique, nous nous abstenons de certains actes sur un �tre, alors nous
pouvons dire que cet �tre dispose du "droit" � ce que cet acte en question ne
soit pas ex�cut�. Et si notre �thique nous dicte de ne pas �ter la vie � autrui,
alors autrui dispose du droit de vie. Cette interpr�tation du droit est en fait
intuitive et nous le comprenons et l�acceptons ais�ment. Bien entendu, des
droits ainsi interpr�t�s pourraient �tre ramen�s au rang de droits l�gaux en
passant par une l�gislation appropri�e.)
Bien qu il soit fond� de parler de droit animal, il est important de noter
que cela n�implique ou ne requiert pas pour autant que l�animal dispose de tous
les droits dont jouit l��tre humain et inversement. Prenons l�exemple du droit
de vote. Il est d�un imp�ratif �thique de donner aux humains la possibilit� de
d�cider des actions qui influencent sur leur vie. Etant donn� que les animaux ne
disposent pas de la Raison pour consid�rer leurs actions et leurs implications,
et �tant donn� qu�ils ne disposent pas non plus de la capacit� � comprendre le
concept de d�mocratie et de vote, ils n�ont donc pas la capacit� de voter. De ce
fait, il n y a pas de n�cessit� d�ordre �thique � leur permettre de voter, et
par cons�quent, ils ne disposent pas de ce droit.
De m�me, certains oiseaux de basse-cour pour des raisons biologiques ont
besoin d��tirer et de battre leurs ailes ; on jugera qu�il est d�une n�cessit�
d�ordre moral de leur donner la possibilit� de le faire. Ainsi, nous dirons que
ces oiseaux disposent du droit de battre des ailes. Evidemment, un tel type de
droit ne n�cessite pas d��tre appliqu� aux �tres humains.
Ainsi, les droits des animaux et des �tres humains sont d�termin�s par leurs
int�r�ts et leurs capacit�s. Les animaux ont un int�r�t � vivre, � �viter la
souffrance et m�me � �voluer dans le bien-�tre (comme les �tres humains). Et en
tant qu�imp�ratifs moraux, ils y ont droit (comme les �tres humains) et ils
peuvent exercer ces droits en menant leur vie, libres de toute forme
d�exploitation et d�abus de la part des �tres humains --DG
VOIR AUSSI : 1-2
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4. N�est-il pas question d�hypocrisie � parler de DA quand ces droits ne sont
pas revendiqu�s pour les insectes et les plantes ?
Cet argument commun appara�t sous diff�rentes formes et une des plus typiques
est la suivante :
" Il est hypocrite de revendiquer des droits pour les vaches mais pas pour les
plantes, et partant de ce raisonnement, les vaches n�ont pas de droit."
Des contre arguments de ce type sont fr�quents et il en faut de peu pour
constater qu�ils n�ont pas de poids :
Premi�rement, supposons qu�un individu �tablisse une corr�lation entre une id�e
A et une id�e B. Si l�individu n�est pas capable de d�montrer la validit� de B,
alors il se d�cr�dibilise, mais cela n�invalide pas pour autant A. Il est
certain qu�affirmer A et non B remet sa cr�dibilit� en question, mais en aucun
cas ne remet en question la validit� de A.
Deuxi�mement, dans l�exemple ci-dessus, il n�est pas possible de mettre l�animal
et la plante sur le m�me plan dans la mesure o� les plantes n�ont pas de syst�me
nerveux central. Ainsi, l�accusation d�hypocrisie est �cart�e. On peut ne pas
�tre d�accord, le fait d�affirmer ce crit�re annule la charge de l�hypocrisie.
Et enfin, dans la plupart des cas, la charge de l�hypocrisie peut �tre
simplement r�duite � une discrimination des esp�ces et la citation ci-dessus
pourrait �tre reformul�e de cette fa�on : "Il est hypocrite de revendiquer des
droits aux �tres humains et non aux plantes, les �tres humains ne peuvent donc
pas avoir de droits."
Pour �chapper � ce reductio ad absurdum de la premi�re objection, il est
n�cessaire de d�montrer une diff�rence pertinente cruciale entre la vache et
l�Homme, autrement dit, il deviendra n�cessaire de justifier la discriminante
attribution de droits � l�Homme et non � la vache. (Voir la question 24, au
sujet de l�avortement. voir les questions 39 � 46 pour les questions traitant
directement des insectes et des plantes.)
Finalement, il convient de se demander � qui s�applique r�ellement l��tiquette
d�hypocrisie. La citation suivante de Michael W. Fox expose l��vidente
hypocrisie li�e au traitement des animaux exploit�s compar� � celui des animaux
de compagnie. --DG
"Les animaux de ferme peuvent �tre enferm�s � cinq dans une cage de 70 cm2,
attach�s en permanence par une corde de 60 cm de long, castr�s sans anesth�sie,
ou marqu�s au fer rouge. Le propri�taire d�un animal de compagnie aurait �t�
condamn� pour mauvais traitements. Par ailleurs, un Pr�sident am�ricain avait
�t� moralement censur� pour avoir simplement tir� les oreilles de ses deux
briquets." --Michael W. Fox (Vice-pr�sident de HSUS)
VOIR AUSSI : 24, 39-46
Retour aux Questions
5. De quel droit les partisans DA peuvent imposer leurs id�es aux autres ?
En prof�rant de tels propos, vous �tes en train de dicter ce qu�il faut faire et
ce qu�il ne faut pas faire ! Chacun est libre de ses opinions, mais la libert�
de pens�e ne s�accompagne pas forc�ment de la libert� d�action. Vous �tes libre
de vos pens�es tant qu�elles ne font pas de mal aux autres. Vous �tes libre de
penser que les animaux doivent �tre tu�s, que les Noirs doivent �tre asservis,
ou que les femmes doivent �tre battues mais cela ne vous conf�re pas pour autant
le droit de mettre vos id�es en pratique. Et pour ce qui est de dicter la
conduite des autres, il y a dans la soci�t� des r�gles qui r�gissent les
agissements de chacun. Le but v�ritable des mouvements de reforme est de dire ce
qu�il faudrait faire ou ce qu�il ne faudrait pas faire (ne pas asservir un Homme,
ne pas battre les femmes, �), et tout mouvement rencontre in�vitablement des
opposants qui adoptent exactement la position inverse.
Entre imposer ses id�es et les diffuser, la diff�rence n�est pas tellement
subtile. Les partisans DA n�imposent certainement pas leurs id�es comme
l�Inquisition espagnole a impos� ses id�es, par exemple. N�anmoins, il est
certain que nous avons ce devoir moral d�informer le public, et souvent aussi �
nos amis et � nos proches. Ces formes d�actions n�ont rien de nouveau, nous
pouvons en citer quelques-unes de marquantes dans l�Histoire : manifestations
contre l�esclavage, contre la Guerre du Vietnam, contre le racisme, etc.
On constatera que la plus grave des impositions est celle des exploiteurs �
l��gard des �tres innocents et sans d�fense. --DG
"Si la libert� devait avoir une signification, elle signifierait le droit de
dire aux autres ce qu�ils ne veulent pas entendre." --George Orwell (auteur)
" Je ne leur ai jamais parl� de malheur. Je n�ai fait que leur dire la v�rit� et
ils ont pens� au malheur." --Harry S. Truman (33e Pr�sident des EU)
VOIR AUSSI : 11, 87-91
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6. Le DA n�est-il pas juste une autre facette du politiquement correct ?
Si seulement cela �tait vrai ! L�expression "politiquement correct" fait
g�n�ralement r�f�rence � une id�e en ad�quation avec la pens�e du plus grand
nombre mais de laquelle certains sont enclin � s��carter. Par exemple, certains
peuvent �tre enclin � s��carter de l�id�e de l��galit� de traitement des races
comme une simple �correction politique". Actuellement, les id�es du DA sont loin
d��tre partag�es par le plus grand nombre.
Aussi, il est ridicule que d�accorder la validit� � une id�e simplement en se
basant sur le label du "politiquement correct" ou du "politiquement incorrect".
--DG
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7. Le DA serait une religion ?
Non. Le dictionnaire d�finit le mot "religion" comme �tant un appel � une
puissance surnaturelle. Une autre d�finition renvoie � l�id�e de d�votion pour
une cause ; cela serait un honneur pour le mouvement DA.
Nous trouvons des d�fenseurs des DA parmi des gens de toutes appartenances
religieuses et tous courants philosophiques. Ils partagent le sentiment commun
de la compassion pour les �tres, humains ou non. --LK
Retour aux Questions
8. N�est-il pas rabaissant pour les �tres humains d�accorder des droits aux
animaux ?
A cette question, David Cowles-Hamar apporte une r�ponse ironique, quoique
valable : "Les humains sont des animaux, donc les droits des animaux sont des
droits de l�Homme !�
Plus s�rieusement, nous pouvons observer que l�octroi de droits aux femmes et
aux Noirs ne rabaisse pas l�homme blanc de sexe masculin. Ainsi, par analogie,
octroyer des droits aux non humains ne rabaisse pas les �tres humains. Au
contraire, c�est en �tendant le cercle de compassion aux non humains que l��tre
humain s�anoblit. (Voir la question 26 pour davantage d�arguments) --DG
"Nous jugeons une civilisation par la mani�re � laquelle elle traite ses animaux."
--Mahatma Gandhi (Politique et philosophe)
"C�est d�abord par sa compassion pour tous les �tres qui fait v�ritablement de
lui un homme." --Albert Schweitzer (Politique, Nobel 1952)
"Tant que les hommes massacreront les animaux, ils continueront � se tuer les
uns les autres. En effet, qui s�me le meurtre et la douleur, ne r�colte la joie
et l�amour." --Pythagore (math�maticien)
VOIR AUSSI : 26
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9. Hitler et Goebbels n��taient-ils pas en faveur des DA ?
Cet argument absurde ne m�rite pas v�ritablement de consid�ration. La question
sous-entend que puisque Hitler et Goebbels portaient pr�tendument des id�es en
faveur des DA (Hitler suivait parfois un r�gime v�g�tarien), les id�es du DA
doivent de ce fait �tre erron�es ou douteuses.
Le probl�me de cet argument est simple : les hommes mauvais tout comme les
hommes bons peuvent penser juste. Autrement dit, le simple fait qu�une personne
ait des croyances d�viantes (ex : le nazisme) ne rend pas syst�matiquement
toutes ses id�es mauvaises. Quelques exemples suffisent pour illustrer ce point
: les Nazis avaient men� des campagnes pour limiter la consommation de tabac.
Est-il alors discutable d�arr�ter de fumer ? Dans le pass�, les Am�ricains
avaient retir� le droit au respect et � la libert� au peuple Noir. Cela signifie
t-il qu�il �tait discutable d�accorder le respect et la libert� aux autres
peuples non Noirs ?
Techniquement, cet argument est ce que l�on appelle une � tromperie ignoratio
elenchus � qui trouve son fondement dans l�impertinence.
Et enfin, quoi qu�il en soit, beaucoup de sp�cialistes sont sceptiques quant au
r�el soutien d�Hitler et de Goebbels pour le DA. --DG
VOIR AUSSI : 54
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10. Etes-vous r�ellement convaincu qu� " un rat est un cochon, un cochon est
un chien et un chien est un enfant " ?
Prise hors de son contexte, cette notion est absurde et malheureusement, elle a
bien souvent �t� consid�r�e ainsi et par cons�quent d�form�e par les opposants
du DA. Le contexte d�origine a �t� reproduit ci-dessous, et il nous permet de
r�aliser que cette notion est loin d��tre absurde. --DG
"Des lors qu�il est question de disposer d�un syst�me nerveux central et de
capacit�s � ressentir la douleur, la faim et la soif, un rat est un cochon, un
cochon est un chien et un chien est un enfant." --Ingrid Newkirk (activiste DA)
VOIR AUSSI : 47
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